ANOREXIE du NOURRISSON et de l'ENFANT JEUNE
Devant un refus alimentaire, il faut d'abord éliminer une cause organique
Clinique:
Chez le nourrisson à partir de l'âge de 2 mois:
refus volontaire de l'alimentation ou détournement de la tête.
repas qui se prolongent anormalement.
pleurs au moment de la présentation du biberon.
parfois vomissements.
Après 2 ans l'enfant utilise des techniques d'évitement de l'alimentation:
enfoncement de la tétine dans le biberon, rejet de la cuillère.
prises d'aliments dans la main pour les faire passer sous la table.
main devant la bouche pour cracher les aliments dans la serviette.
prolongement anormal des repas pour gagner du temps.
sélection alimentaire, refus d'aliment nouveaux par la texture, le goût ou l'odeur.
Signes parfois associés:
troubles du sommeil, accès de colère, spasmes du sanglot.
Profil de l'enfant:
évaluer l'éveil de l'enfant.
évaluer l'importance de l'opposition de l'enfant.
évaluer la gravité du comportement alimentaire.
faire un relevé des aliments ingérés pendant une semaine.
Profil psychologique de la mère:
mère angoissée qui utilise tous les moyens de contrainte ou de diversion.
Evaluer le retentissement sur le poids et la taille:
regarder la courbe de poids.
une anorexie sévère est accompagnée d'une perte de poids.
Evolution:
ces difficultés alimentaires feront le lit des troubles alimentaires ultérieurs.
X ne pas confondre avec une restriction due à des douleurs: oesophagite.
X ne pas confondre avec le petit mangeur ayant un développement normal.
Causes et corrélations:
Trouble de l'attachement:
entre 2 et 6 mois.
carence affective, dépression du nourrisson.
retard du développement: apathie, absence de sourire, ..
mauvaise réciprocité mère-enfant par la vue ou le babillage.
absence d'attachement entre la mère et l'enfant.
rechercher un trouble psychiatrique chez la mère.
Evitement alimentaire:
apparaît vers 6 mois, au moment de la diversification alimentaire.
l'enfant est effrayé par l'insécurité devant un nouvel aliment.
acceptation de quelques aliments et refus des autres.
cette sélectivité aboutit à des carences alimentaires.
association fréquente à d'autres manifestations anxieuses.
Anorexie infantile:
entre 6 mois et 3 ans.
c'est une anorexie d'opposition due à un conflit mère-enfant.
mère anxieuse qui distrait l'enfant pendant le repas ou force l'enfant.
l'enfant prend conscience de son pouvoir en refusant la nourriture
l'enfant prend quelques bouchées puis refuse d'ouvrir la bouche ou d'avaler.
il continue de boire.
développement psychomoteur normal, enfant éveillé et joueur.
l'état nutritionnel n'est pas inquiétant.
Trouble alimentaire post-traumatique:
après un traumatisme de l'oropharynx: acte médical ou forçage alimentaire.
l'enfant revit la détresse qu'il a éprouvée au moment du traumatisme.
anxiété à la vue du biberon ou de la nourriture.
refus d'ouvrir la bouche ou rejet de la nourriture.
risque de dénutrition.
Pathologie organique:
dans ce cas la cause est souvent évidente.
Orientation thérapeutique:
Examen clinique soigneux:
pour éliminer toute pathologie organique.
Ce qu'il faut éviter:
ne pas utiliser de ruses, ne pas faire de "cinéma" devant l'enfant.
éviter les distractions par la télévision ou la musique pendant le repas.
pas de jeu pendant le repas.
ne pas laisser durer le repas plus de 20 minutes.
ne pas forcer l'enfant, plus on le force et plus il s'oppose.
ne pas permettre à l'enfant de se lever de table avant la fin du repas.
éviter la présence de plusieurs spectateurs pendant le repas du bébé:
moins il y aura de personnes pour le voir manger, moins il fera la comédie.
éviter de parler des troubles de l'appétit devant l'enfant.
Ce qu'il faut faire:
donner les repas dans le calme.
vérifier que l'alimentation donnée ne soit pas au dessus des besoins caloriques.
servir de petites portions pour que l'enfant se sente capable de terminer.
chez le "petit mangeur" servir la même quantité qu'aux repas précédents.
ne donner qu'un seul légume à la fois, éviter les mélanges.
ne pas insister avec les aliments à goût prononcé: oignons, chou, fenouil, ..
ne pas donner de légumes secs avant l'âge de 12 mois.
dès que l'enfant refuse de manger, faire comme s'il n'avait plus faim.
ne pas s'inquiéter de ce qui reste dans le biberon ou dans l'assiette.
éventuellement réchauffer le plat et le servir au repas suivant.
redonner, quelques jours plus tard, un aliment refusé, mais en petite quantité.
on peut représenter le même aliment 8 ou 10 fois pour habituer l'enfant.
après un an faire manger l'enfant avec les adultes pour stimuler sa curiosité:
même si l'alimentation doit rester spécifique jusqu'à 3 ans.
l'enfant est encouragé à manger sans aide, même s'il mange avec les doigts.
l'enfant de 2 ou 3 ans peut préférer boire les liquides avec une paille.
l'administration du repas par un tiers (grands parents) peut être favorable.
plusieurs enfants peuvent se stimuler en mangeant ensemble.
valoriser la nourriture, faire le marché avec l'enfant.
à partir de 2 ou 3 ans préparer quelques repas avec l'enfant.
Donner de temps en temps une récompense:
promettre un jeu, une histoire, .. à condition que le repas soit terminé.
cette méthode ne peut être utilisée qu'à partir de 2 ou 3 ans.
elle ne doit pas devenir une habitude, elle ne peut être que ponctuelle.
Surveillance du poids:
ne peser l'enfant qu'une fois par mois et noter le poids sur le Carnet de santé.
Psychothérapie de la mère:
écoute de la mère, et dédramatisation de la situation.
rassurer la mère si l'enfant ne mange pas au cours d'un épisode infectieux.
éventuellement faire aider les parents par un psychothérapeute.
Dans les cas sévères:
traitement cognitivo-comportemental de l'enfant par un psychothérapeute.
ou hospitalisation de l'enfant.
ANOREXIE du NOURRISSON et de l'ENFANT JEUNE
Devant un refus alimentaire, il faut d'abord éliminer une cause organique
Clinique:
Chez le nourrisson à partir de l'âge de 2 mois:
refus volontaire de l'alimentation ou détournement de la tête.
repas qui se prolongent anormalement.
pleurs au moment de la présentation du biberon.
parfois vomissements.
Après 2 ans l'enfant utilise des techniques d'évitement de l'alimentation:
enfoncement de la tétine dans le biberon, rejet de la cuillère.
prises d'aliments dans la main pour les faire passer sous la table.
main devant la bouche pour cracher les aliments dans la serviette.
prolongement anormal des repas pour gagner du temps.
sélection alimentaire, refus d'aliment nouveaux par la texture, le goût ou l'odeur.
Signes parfois associés:
troubles du sommeil, accès de colère, spasmes du sanglot.
Profil de l'enfant:
évaluer l'éveil de l'enfant.
évaluer l'importance de l'opposition de l'enfant.
évaluer la gravité du comportement alimentaire.
faire un relevé des aliments ingérés pendant une semaine.
Profil psychologique de la mère:
mère angoissée qui utilise tous les moyens de contrainte ou de diversion.
Evaluer le retentissement sur le poids et la taille:
regarder la courbe de poids.
une anorexie sévère est accompagnée d'une perte de poids.
Evolution:
ces difficultés alimentaires feront le lit des troubles alimentaires ultérieurs.
X ne pas confondre avec une restriction due à des douleurs: oesophagite.
X ne pas confondre avec le petit mangeur ayant un développement normal.
Causes et corrélations:
Trouble de l'attachement:
entre 2 et 6 mois.
carence affective, dépression du nourrisson.
retard du développement: apathie, absence de sourire, ..
mauvaise réciprocité mère-enfant par la vue ou le babillage.
absence d'attachement entre la mère et l'enfant.
rechercher un trouble psychiatrique chez la mère.
Evitement alimentaire:
apparaît vers 6 mois, au moment de la diversification alimentaire.
l'enfant est effrayé par l'insécurité devant un nouvel aliment.
acceptation de quelques aliments et refus des autres.
cette sélectivité aboutit à des carences alimentaires.
association fréquente à d'autres manifestations anxieuses.
Anorexie infantile:
entre 6 mois et 3 ans.
c'est une anorexie d'opposition due à un conflit mère-enfant.
mère anxieuse qui distrait l'enfant pendant le repas ou force l'enfant.
l'enfant prend conscience de son pouvoir en refusant la nourriture
l'enfant prend quelques bouchées puis refuse d'ouvrir la bouche ou d'avaler.
il continue de boire.
développement psychomoteur normal, enfant éveillé et joueur.
l'état nutritionnel n'est pas inquiétant.
Trouble alimentaire post-traumatique:
après un traumatisme de l'oropharynx: acte médical ou forçage alimentaire.
l'enfant revit la détresse qu'il a éprouvée au moment du traumatisme.
anxiété à la vue du biberon ou de la nourriture.
refus d'ouvrir la bouche ou rejet de la nourriture.
risque de dénutrition.
Pathologie organique:
dans ce cas la cause est souvent évidente.
Orientation thérapeutique:
Examen clinique soigneux:
pour éliminer toute pathologie organique.
Ce qu'il faut éviter:
ne pas utiliser de ruses, ne pas faire de "cinéma" devant l'enfant.
éviter les distractions par la télévision ou la musique pendant le repas.
pas de jeu pendant le repas.
ne pas laisser durer le repas plus de 20 minutes.
ne pas forcer l'enfant, plus on le force et plus il s'oppose.
ne pas permettre à l'enfant de se lever de table avant la fin du repas.
éviter la présence de plusieurs spectateurs pendant le repas du bébé:
moins il y aura de personnes pour le voir manger, moins il fera la comédie.
éviter de parler des troubles de l'appétit devant l'enfant.
Ce qu'il faut faire:
donner les repas dans le calme.
vérifier que l'alimentation donnée ne soit pas au dessus des besoins caloriques.
servir de petites portions pour que l'enfant se sente capable de terminer.
chez le "petit mangeur" servir la même quantité qu'aux repas précédents.
ne donner qu'un seul légume à la fois, éviter les mélanges.
ne pas insister avec les aliments à goût prononcé: oignons, chou, fenouil, ..
ne pas donner de légumes secs avant l'âge de 12 mois.
dès que l'enfant refuse de manger, faire comme s'il n'avait plus faim.
ne pas s'inquiéter de ce qui reste dans le biberon ou dans l'assiette.
éventuellement réchauffer le plat et le servir au repas suivant.
redonner, quelques jours plus tard, un aliment refusé, mais en petite quantité.
on peut représenter le même aliment 8 ou 10 fois pour habituer l'enfant.
après un an faire manger l'enfant avec les adultes pour stimuler sa curiosité:
même si l'alimentation doit rester spécifique jusqu'à 3 ans.
l'enfant est encouragé à manger sans aide, même s'il mange avec les doigts.
l'enfant de 2 ou 3 ans peut préférer boire les liquides avec une paille.
l'administration du repas par un tiers (grands parents) peut être favorable.
plusieurs enfants peuvent se stimuler en mangeant ensemble.
valoriser la nourriture, faire le marché avec l'enfant.
à partir de 2 ou 3 ans préparer quelques repas avec l'enfant.
Donner de temps en temps une récompense:
promettre un jeu, une histoire, .. à condition que le repas soit terminé.
cette méthode ne peut être utilisée qu'à partir de 2 ou 3 ans.
elle ne doit pas devenir une habitude, elle ne peut être que ponctuelle.
Surveillance du poids:
ne peser l'enfant qu'une fois par mois et noter le poids sur le Carnet de santé.
Psychothérapie de la mère:
écoute de la mère, et dédramatisation de la situation.
rassurer la mère si l'enfant ne mange pas au cours d'un épisode infectieux.
éventuellement faire aider les parents par un psychothérapeute.
Dans les cas sévères:
traitement cognitivo-comportemental de l'enfant par un psychothérapeute.
ou hospitalisation de l'enfant.